Portrait des anomalies congénitales, Québec et Canada, 2008 à 2020
Le présent rapport de surveillance brosse un premier portrait des anomalies congénitales au Québec entre 2008 et 2020. Une comparaison avec les données du Canada est également proposée. Au Québec, la prévalence des anomalies congénitales est demeurée relativement stable entre 2008 et 2020, avec 174,1 cas pour 10 000 naissances en 2020. Les anomalies cardiaques et les anomalies des organes génitaux étaient les anomalies les plus fréquentes. Depuis 2015, la prévalence du Québec est plus élevée que celle du Canada, possiblement en raison d’une plus grande détection des anomalies des organes génitaux.
Ce premier portrait démontre l’ampleur des anomalies congénitales au Québec. La prévalence des anomalies congénitales est demeurée plutôt stable entre 2008 et 2020, et les anomalies cardiaques et les anomalies des organes génitaux étaient les plus fréquemment diagnostiquées. En général, les tendances québécoises étaient comparables à celles du Canada. La prévalence des anomalies congénitales au Québec est toutefois devenue plus élevée que celle de l’ensemble du pays à partir de 2015. Cet écart s’explique par une prévalence d’anomalies des organes génitaux, principalement de la cryptorchidie et de l’hypospadias, plus grande au Québec que dans le reste du Canada. Des différences méthodologiques ou de sensibilité au diagnostic pourraient expliquer les écarts entre les prévalences, mais des travaux plus approfondis seront nécessaires pour mieux comprendre ces différences. Les résultats rappellent l’importance de poursuivre, voire d’intensifier, les efforts de prévention de certains facteurs de risque comme l’exposition à des agents tératogènes tels que l’alcool, le tabac et les drogues, ainsi que le renforcement de certains facteurs de protection, notamment la prise d’acide folique, le dépistage et la vaccination contre certaines infections. De plus, la gestion des complications de la grossesse peut réduire la prévalence des anomalies congénitales.