La maladie d’Alzheimer et les autres troubles neurocognitifs majeurs représentent des défis de taille pour les personnes atteintes, leurs proches et la société en général. Environ 7 % des personnes âgées de 65 ans et plus au Québec vivent avec une telle maladie. Chez les personnes âgées de 85 ans et plus, c’est le quart d’entre elles. Voir notre indicateur sur les maladies chroniques.
Les actions qui réduisent le risque de développer un trouble neurocognitif majeur et qui peuvent en atténuer les effets commencent dès le plus jeune âge, et se poursuivent tout au long de la vie. Il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour agir et les promouvoir.
Adopter une approche populationnelle en intervenant auprès des personnes et des environnements pourrait modifier le cours de la maladie.
La santé cognitive réfère à la préservation des fonctions mentales requises pour le maintien des liens sociaux, le sentiment d’être utile et la mobilisation des aptitudes permettant de fonctionner de manière autonome.
Des facteurs modifiables
Plusieurs des facteurs qui influencent la santé cognitive peuvent être modifiés au cours de la vie. Ces facteurs augmentent ou réduisent le risque de développer une ou des formes de démences. Les actions de prévention associées à ces facteurs peuvent être mises en œuvre à différents moments du parcours de vie (début de vie, milieu de vie et fin de vie), certaines périodes étant particulièrement propices pour en tirer des bénéfices importants.
Renforcement de la réserve cognitive
Plusieurs éléments contribuent à développer la réserve cognitive, c’est-à-dire la capacité du cerveau à mieux résister aux effets du vieillissement ou à certaines lésions. Le niveau d’éducation, la stimulation intellectuelle, l’activité physique et les interactions sociales jouent un rôle important à cet égard, et peuvent contribuer à retarder l’apparition d’une ou de plusieurs formes de démences. À l’inverse, certains facteurs, comme les maladies vasculaires ou certaines expositions nocives – par exemple la pollution atmosphérique, le plomb ou l’amiante – peuvent fragiliser cette réserve et favoriser l’apparition précoce d’une ou de plusieurs formes de démence.
Consultez notre publication : Déterminants de la santé cognitive chez les personnes aînées (2026)
Promotion de la santé cognitive
En 2019, l’INSPQ a mis en place le Projet santé cognitive afin d’informer et d’outiller le personnel de santé publique sur les mesures et les interventions favorisant la préservation de la santé cognitive.
Consultez le bilan de ce projet : Quatre expériences régionales de promotion de la santé cognitive dans une perspective de vieillissement en santé
Pour en savoir plus
Consultez nos publications :
- La santé cognitive des personnes aînées : pourquoi et comment la préserver? (2021)
- La santé cognitive, une nouvelle cible pour vieillir en santé (2017)
- Un défi pour nos interventions de promotion de la santé : mieux rejoindre les personnes ainées en situation de vulnérabilité (2024)
Visionnez notre webinaire Comprendre la santé cognitive pour mieux la promouvoir.
Consultez les archives de notre veille signalétique et analytique.