Soutien social chez les jeunes du secondaire

En 2022-2023

La proportion de jeunes du secondaire bénéficiant d’un soutien social élevé a diminué entre 2016‑2017 et 2022‑2023, particulièrement chez les filles.

Le soutien familial représente la source de soutien prédominante chez les élèves du secondaire, autant chez les garçons que les filles. Le réseau de soutien des adolescents se complète avec les amis, et les environnements scolaire et communautaire.

La pandémie de COVID-19 a eu des effets sur l’environnement social des élèves. Il est possible que les données présentées pour le cycle 2022-2023 pourraient avoir été affectées par le contexte particulier de la pandémie et ses effets à court et à moyen terme. Pour plus d’informations, consultez les notes méthodologiques.

Les graphiques de cette page présentent les données les plus récentes disponibles. Ils sont mis à jour lorsque de nouvelles données deviennent accessibles.

Les résultats des régions du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James ne sont pas présentés en raison d'enjeux liés à la disponibilité et la fiabilité des données.

Pour une interprétation juste des données, consultez la section “Méthodologie” au bas de cette page, la page “Informations sur les comparaisons” ainsi que le “Glossaire”, notamment pour les notions de proportions brutes et d’intervalles de confiance.

Les graphiques de cette page sont interactifs :

  • En cliquant sur une série de la légende (ex. masculin), il est possible de la faire apparaître ou disparaître du graphique et l'échelle s'ajustera automatiquement.
  • Il est possible de télécharger les données en sélectionnant l’icône située en haut à droite des graphiques.
  • Par défaut, les genres réunis de l’indicateur sont affichés. Des menus de sélection sont parfois disponibles et permettent d’afficher les données selon d’autres croisements.

Définition 

Le soutien social chez les jeunes fait référence à la présence d’une personne qui conjugue à la fois bienveillance et attentes élevées envers l’élève. Cette personne peut provenir de sa famille, son école, sa communauté ou de ses ami(e)s (California Healthy Kids Survey 2003 ; Hanson et Kim 2007). 

Contexte 

L’environnement social dans lequel évoluent les jeunes constitue un déterminant majeur de leur développement, notamment parce qu’il est associé à des facteurs de protection. Par exemple, un niveau élevé de soutien social reçu par les jeunes fait partie des atouts externes qui peuvent réduire les comportements à risque pour la santé (par exemple, la consommation de substances ou le peu d’activité physique) et stimuler la réussite scolaire (Hanson et Kim, 2007). De plus, les jeunes qui bénéficient d’un soutien social adéquat auraient de meilleurs atouts pour faire face aux situations stressantes (Currie et autres 2012).  

 

Il est important de souligner que l’environnement social des jeunes ne se limite pas au cadre familial : les pair(e)s, l’école et la communauté jouent également un rôle central durant l’adolescence.

Précisions méthodologiques 

Sur l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes (EQSJS) 

  • Les données proviennent de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes au secondaire (EQSJS). Celle-ci vise les élèves de secondaire 1 à 5 (12 à 17 ans) inscrits à l’école secondaire, publique ou privée, de langue française ou anglaise. Elle exclut les élèves inscrits à un centre de formation professionnelle ou de formation générale des adultes. 
  • Les écoles suivantes sont exclues : 
    • Celles situées dans les régions du Nunavik et des Terres-cries-de-la-Baie-James; 
    • Les établissements hors réseau, qui relèvent du gouvernement fédéral ou d’autres ministères provinciaux ;  
    • Les écoles où l’on retrouve au moins 30 % d’élèves en situation de handicap ou qui présentent un trouble grave de comportement. 
  • Cet indicateur est disponible pour les cycles 2016-2017 et 2022-2023 de l’EQSJS.  
  • La variable « sexe » est utilisée pour le cycle 2016-2017 tandis que la variable « genre » est utilisée pour le cycle 2022-2023. Pour faciliter les termes utilisés dans les graphiques, le terme "genre" est utilisé pour l'ensemble des cycles d'enquêtes.  
  • Le genre « masculin » comprend les hommes cisgenres ainsi que les hommes transgenres. De même, le genre « féminin » comprend les femmes cisgenres ainsi que les femmes transgenres.  
  • Les personnes cisgenres sont celles dont le sexe assigné à la naissance est identique à leur genre. Les personnes transgenres comprennent les personnes dont le genre déclaré ne correspond pas à leur sexe à la naissance déclaré (Classification de cisgenre, transgenre et non binaire, Statistique Canada). Pour des raisons de confidentialité, et compte tenu de la petite taille de la population concernée, la publication de statistiques pour le groupe des personnes non binaires n’est pas possible pour cette enquête.  
  •  Consultez les documents techniques de l’enquête sur le site de l’Institut de la statistique du Québec pour plus de détails. 

 

Sur l’indicateur « Soutien social chez les jeunes » :   

  • Il s’agit d’un indicateur qui fait la synthèse du soutien social élevé provenant de quatre sources : la famille, l’école, la communauté et les amis. Il est construit de telle manière qu’il donne un poids égal à chacune des sources de soutien, alors que certaines pourraient constituer des atouts plus déterminants que d’autres. 
    1. Le soutien social de la famille correspond à la présence au sein de la famille de l’élève d’un parent ou d’un autre adulte qui écoute, montre de l’affection, s’intéresse à ses problèmes, suit sa performance scolaire et l’encourage constamment à faire de son mieux.   
    2. Le soutien social de l’école correspond à la présence au niveau de l’école d’un enseignant ou d’un autre adulte qui écoute l’élève, croit en sa réussite, s’inquiète de son absence à l’école, souligne son bon travail et l’encourage toujours à progresser. 
    3. Le soutien social de la communauté correspond à la présence en dehors de la maison familiale ou de l’école d’un adulte en qui l’élève a entièrement confiance, qui comprend ses préoccupations, croit en sa réussite, souligne son bon travail et l’encourage toujours à faire mieux.  
    4. Le soutien social des ami(e)s correspond à la présence d’un(e) ami(e) du même âge que l’élève, qui tient vraiment à elle ou lui, avec qui c’est possible de parler de ses problèmes et qui peut l’aider lors de moments difficiles.  
  • Les catégories des réponses aux questions relatives au quatre sources de soutien social sont associées à un score qui peut varier de 1 à 4. Ces catégories sont : « Pas du tout vrai (1) » ; « Un peu vrai (2) » ; « Assez vrai (3) » ; « Tout à fait vrai (4) ».  
  • Le score global pour l’ensemble des sources de soutien résulte de la moyenne des scores obtenus pour chacune d’elles. Il est classé comme suit :  
    • Faible (score global inférieur à 2)  
    • Moyen (score global égal ou supérieur à 2 et inférieur ou égal à 3)   
    • Élevé (score global supérieur à 3). 
  • Cet indicateur évalue la proportion des élèves du secondaire bénéficiant d’un soutien social élevé, soit les élèves ayant un score global supérieur à 3 pour l’ensemble des sources de soutien.   
  • Les figures présentent les proportions brutes, qui reflètent la fréquence réelle dans la population. Les proportions ajustées ne sont pas présentées pour cette enquête puisque peu de différence a été observée entre les proportions brutes et les proportions ajustées. 
  • Pour les graphiques de comparaisons régionales 3.1a et 3.1b, les tests de différence statistique entre les régions et le reste du Québec ont été réalisés en utilisant les proportions brutes.  
  • L’évolution régionale au 3.1a n’est pas disponible pour le soutien de l’école et de la communauté en raison d’un effet de période de collecte. Seul le cycle 2022-2023 est présenté.  
  • Le symbole (+) signifie que la valeur de la région est significativement supérieure au reste du Québec, tandis que le symbole (-) indique qu’elle est inférieure. L’absence de symbole signifie qu’il n’y a pas de différence statistique. À noter que la différence entre les cycles n’a cependant pas été testée. 
  • À cause d’un effet de période de collecte, les données du reste du Québec ont été ajustées pour être comparables avec celles de la région 10 (Nord-du-Québec) et pour pouvoir faire le test de comparaison.  

Limites méthodologiques   

  • La pandémie de COVID-19 a influencé l’environnement social des élèves (p.ex. : Donker et autres 2021). Il est donc possible que les données présentées ici puissent avoir été affectées par le contexte particulier de la pandémie et ses effets à court et à moyen terme.  
  • Le soutien social de l’école et de la communauté sont affectés par un effet de période de collecte qui peut impacter la comparabilité temporelle. Pour cette raison, ce sont les estimations comparables (et non les estimations officielles) qui sont présentées pour ces deux sources de soutien en 2022-2023. 
  • Les mesures auto-rapportées sont sujettes au biais de désirabilité sociale, c’est-à-dire que pour des questions sur un sujet sensible, la personne répondante peut avoir tendance à répondre de façon à se présenter sous un jour plus favorable (Brener, Billy et Grady, 2003). 
  • Au cycle 2016-2017, en raison d’une non-participation trop importante des élèves d’un RLS de l’Estrie - indépendante de la volonté de ses directions d’école - l’ensemble des élèves de ce RLS a dû être exclu de la population visée. Ces élèves représentent 3,7 % de la population des élèves de l’Estrie, mais seulement 0,2 % des élèves de l’ensemble du Québec. Leur exclusion a par conséquent une incidence négligeable sur la statistique nationale. 

Références 

Brener, N. D., Billy, J. O. G. et Grady W. G. (2003). Assessment of factors affecting the validity of self-reported health-risk behavior among adolescents: Evidence from the scientific literature. Journal of Adolescent Health, 33, 436-457. doi: 10.1016/S1054-139X(03)00052-1 

CALIFORNIA HEALTHY KIDS SURVEY (2003). Using the Resilience and Youth Development Module, [En ligne], San Francisco, WestEd, 45 p.  [surveydata.wested.org/resources/rydm_presentation.pdf]. 

CURRIE, C., et autres (2012). Social determinants of health and well-being among young people. Health 

Behaviour in School-aged Children (HBSC) study: international report from the 2009/2010 survey, [En ligne], Copenhague, Organisation mondiale de la santé, bureau régional européen, 252 p. (Health Policy for children and adolescents, no 6). [iris.who.int/handle/10665/326406]. 

DONKER, M. H., S. MASTROTHEODOROS et S. BRANJE (2021). “Development of parent-adolescent relationships during the COVID-19 pandemic: The role of stress and coping”, Developmental Psychology,[En ligne], vol. 57, no 10, octobre, p. 1611-1622. doi : 10.1037/dev0001212. 

HANSON, T. L., et J.-O. KIM (2007). Measuring resilience and youth developement: the psychometric properties of the Healthy Kids Survey, [En ligne], Washington, Institute of Education Sciences, National Center for Education Evaluation and Regional Assistance, 175 p. [surveydata.wested.org/resources/REL_RYDM2007034.pdf] 

Statistique Canada, 2021.  Classification de cisgenre, transgenre et non binaire. [En ligne]  

Citation suggérée : Institut national de santé publique du Québec. (2026). L’Indicateur de santé publique : Soutien social chez les jeunes du secondaire. Institut national de santé publique du Québec. Consulté le [date].  

Dernière mise à jour : 11 août 2026

Code Javascript