Satisfaction à l'égard de l'apparence corporelle chez les jeunes du secondaire

En 2022-2023

En 2022-2023, 40 % des élèves du secondaire se déclarent satisfaits de leur apparence corporelle, une proportion en baisse par rapport à 2010‑2011 (50 %).

La majorité des filles non satisfaites de leur apparence souhaitent être plus minces, tandis que les garçons non satisfaits se divisent à parts égales entre le souhait d’être plus minces et celui d’être plus costauds.

Les graphiques de cette page présentent les données les plus récentes disponibles. Ils sont mis à jour lorsque de nouvelles données deviennent accessibles.

Les résultats des régions du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James ne sont pas présentés en raison d'enjeux liés à la disponibilité et la fiabilité des données.

Pour une interprétation juste des données, consultez la section “Méthodologie” au bas de cette page, la page “Informations sur les comparaisons” ainsi que le “Glossaire”, notamment pour les notions de proportions brutes et d’intervalles de confiance.

Les graphiques de cette page sont interactifs :

  • En cliquant sur une série de la légende (ex. masculin), il est possible de la faire apparaître ou disparaître du graphique et l'échelle s'ajustera automatiquement.
  • Il est possible de télécharger les données en sélectionnant l’icône située en haut à droite des graphiques.
  • Par défaut, les genres réunis de l’indicateur sont affichés. Des menus de sélection sont parfois disponibles et permettent d’afficher les données selon d’autres croisements.

Définition

Cet indicateur présente la proportion des jeunes du secondaire qui sont satisfaits à l’égard de leur apparence corporelle. La satisfaction à l’égard de l’apparence correspond à la différence entre l’apparence actuelle et celle qui est idéalisée ou souhaitée.  

Contexte

La satisfaction de son apparence revêt une importance particulière durant l’adolescence, période marquée par des transformations autant physiques (notamment les changements pubertaires), que sociales et psychologiques, qui modifient la manière dont les jeunes se représentent leur corps et les attentes qui y sont associées. Il existe souvent une distorsion entre le poids réel et le poids perçu, surtout dans le contexte sociétal actuel où l’idéal d’un corps mince et musclé est associé à la beauté, la réussite et la santé (Voelker et al, 2015; Dany et Morin 2010). Ainsi, la satisfaction à l’égard de son apparence chez les jeunes peut avoir des répercussions sur l’estime de soi et la détresse psychologique. Chez les jeunes, la préoccupation excessive de leur apparence corporelle serait à la base de problèmes de santé mentale, des troubles alimentaires et de l’adoption des comportements à risque afin de modifier leur apparence corporelle (Tokozani Sakala et Rossier‑Bisaillon, 2021 ; Rodrigue et autres 2024).  

Précisions méthodologiques 

Sur l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes (EQSJS) 

  • Les données proviennent de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes au secondaire (EQSJS). Celle-ci vise les élèves de secondaire 1 à 5 (12 à 17 ans) inscrits à l’école secondaire, publique ou privée, de langue française ou anglaise. Elle exclut les élèves inscrits à un programme aux adultes. 
  • Les écoles suivantes sont exclues : 
    • Celles situées dans les régions du Nunavik et des Terres-cries-de-la-Baie-James; 
    • Les établissements hors réseau, qui relèvent du gouvernement fédéral ou d’autres ministères provinciaux ;  
    • Les écoles où l’on retrouve au moins 30 % d’élèves en situation de handicap ou qui présentent un trouble grave de comportement.
  • Cet indicateur est disponible pour les cycles 2010-2011, 2016-2017 et 2022-2023 de l’EQSJS.
  • La variable « sexe » est utilisée pour les cycles 2010-2011 et 2016-2017 tandis que la variable « genre » est utilisée pour le cycle 2022-2023. Pour faciliter les termes utilisés dans les graphiques, le terme "genre" est utilisé pour l'ensemble des cycles d'enquêtes.  
  • Le genre « masculin » comprend les hommes cisgenres ainsi que les hommes transgenres. De même, le genre « féminin » comprend les femmes cisgenres ainsi que les femmes transgenres.  
  • Les personnes cisgenres sont celles dont le sexe assigné à la naissance est identique à leur genre. Les personnes transgenres comprennent les personnes dont le genre déclaré ne correspond pas à leur sexe à la naissance déclaré (Classification de cisgenre, transgenre et non binaire, Statistique Canada). Pour des raisons de confidentialité, et compte tenu de la petite taille de la population concernée, la publication de statistiques pour le groupe des personnes non binaires n’est pas possible pour cette enquête.  
  • Consultez les documents techniques de l’enquête sur le site de l’Institut de la statistique du Québec pour plus de détails.

Sur l’indicateur « Satisfaction à l’égard de l’apparence » : 

  • La perception de l’image corporelle se base sur l’évaluation que les jeunes font de leur apparence à partir de l’instrument pictural de Collins (Collins, 1991). Il consiste en deux séries de sept silhouettes de garçons et de filles allant de « très mince » à « obèse ».  Dans la première série, l’élève devait choisir, parmi les silhouettes associées à son sexe à la naissance, la silhouette qui correspondait le plus à son apparence actuelle et dans la deuxième série, l’élève devait choisir la silhouette qui correspond le plus à l’apparence qu’il/elle aimerait avoir. À noter que lorsque le genre et le sexe à la naissance sont différents, l’élève pouvait choisir parmi l’une ou l’autre des séries d’images. Pour obtenir le niveau de satisfaction à l’égard de l’apparence, les mêmes silhouettes dans les deux séries ont d’abord été numérotées de 1 à 7, de gauche à droite. Ensuite, la différence entre le numéro de la silhouette choisie à la première série et le numéro de la silhouette choisie à la deuxième série a été calculée. Le niveau de satisfaction à l’égard de l’apparence a été obtenu à l’aide de cette différence (Audet, Cardin et Traoré, 2003). 
  • Les catégories du niveau de satisfaction à l’égard de l’apparence sont:
    1. Satisfait (différence de 0 entre les numéros de silhouette)  
    2. Désir d’une perte légère (différence de 1 entre les numéros de silhouette) 
    3. Désir d’une perte importante (différence supérieure ou égale à 2 entre les numéros de silhouette)
    4. Désir d’un gain léger (différence de -1 entre les numéros de silhouette)  
    5. Désir d’un gain important (différence inférieure ou égale à -2 entre les numéros de silhouette)
  • Tous les graphiques (excepté le graphique 1.2) présentent la proportion des élèves satisfaits de leur apparence, c’est-à-dire ceux dont leur silhouette actuelle concorde avec leur silhouette souhaitée.  
  • Le graphique 1.2 présente la répartition selon les catégories de satisfaction suivantes :
    1. « Satisfait(e) de sa silhouette », lorsque l’élève a sélectionné la même silhouette sur les deux séries des silhouettes, ce qui signifie qu’il ou elle ne veut pas changer d’apparence 
    2. « Désir d’une silhouette plus mince », qui englobe les catégories « Désir d’une perte légère » et « Désir d’une perte importante ».  
    3. « Désir d’une plus grande silhouette », qui englobe les catégories « Désir d’un gain léger » et « Désir d’un gain important ».  
  • Les figures présentent les proportions brutes, qui reflètent la fréquence réelle dans la population. Les proportions ajustées ne sont pas présentées pour cette enquête puisque peu de différence a été observée entre les proportions brutes et les proportions ajustées. 
  • Pour les graphiques de comparaisons régionales 3.1a et 3.1b, les tests de différence statistique entre les régions et le reste du Québec ont été réalisés en utilisant les proportions brutes. 
  • Le symbole (+) signifie que la valeur de la région est significativement supérieure au reste du Québec, tandis que le symbole (-) indique qu’elle est inférieure. L’absence de symbole signifie qu’il n’y a pas de différence statistique. À noter que la différence entre les cycles n’a cependant pas été testée. 
  • À cause d’un effet de période de collecte, les données du reste du Québec ont été ajustées pour être comparables avec celles de la région 10 (Nord-du-Québec) et pour pouvoir faire le test de comparaison. 

Limites méthodologiques   

  • Même si certains chercheurs trouvent que les méthodes utilisant les silhouettes sont fiables et valides (Collins, 1991), d’autres soulignent plusieurs problèmes associés à cette méthode telles que les figures ne représentant que des personnes caucasiennes, les différences entre les silhouettes qui ne correspondent pas toujours aux vrais changements corporels associés à une prise de poids, ou à toute autre modification de la forme du corps (Gardner, Jappe et Gardner, 2009).  
  • Les mesures auto rapportées sont sujettes au biais de désirabilité sociale, c’est-à-dire que pour des questions sur un sujet sensible, le répondant peut avoir tendance à répondre de façon à se présenter sous un jour plus favorable (Brener, Billy et Grady, 2003). 
  • Au cycle 2016-2017, en raison d’une non-participation trop importante des élèves d’un RLS de l’Estrie - indépendante de la volonté de ses directions d’école - l’ensemble des élèves de ce RLS a dû être exclu de la population visée. Ces élèves représentent 3,7 % de la population des élèves de l’Estrie, mais seulement 0,2 % des élèves de l’ensemble du Québec. Leur exclusion a par conséquent une incidence négligeable sur la statistique nationale. 

Références 

Audet, N., Cardin, J.-F. et Traoré, I. (2003). Enquête sociale et de santé auprès des enfants et des adolescents Québécois - Cahier technique et méthodologique : Définition et composition des indices. Repéré sur le site de l’Institut de la statistique du Québec : http://www.bdso.gouv.qc.ca/docs-ken/multimedia/PB01671FR_enf_ados_cahie… 22002F18.pdf 

Brener, N. D., Billy, J. O. G. et Grady W. G. (2003). Assessment of factors affecting the validity of self-reported health-risk behavior among adolescents: Evidence from the scientific literature. Journal of Adolescent Health, 33, 436-457. doi: 10.1016/S1054-139X(03)00052-1 

Collins, M. E. (1991). “Body figure perceptions and preferences among preadolescent children”, International Journal of Eating Disorders, vol. 10, no 2, p. 208-217. 

Dany, L., et M. MORIN (2010). « Image corporelle et estime de soi : étude auprès de lycéens français », Bulletin de psychologie, [En ligne], tome 63, no 5, p. 321-334. doi : 10.3917/bupsy.509.0321.  

Gardner, R. M., Jappe, L. M. et Gardner, L. (2009). Development and validation of a new figural drawing scale for body-image assessment: the BIAS-BD. Journal of Clinical Psychology, 65(1), 113-122. doi: 10.1002/jclp.20526. Consulté le 4 mai 2026.  

RODRIGUE, C., et autres (2024). “COVID-19-Related distress, body image, and eating behaviors: a crosssectional explanatory model”, BMC Psychology, [En ligne], vol. 12, no 1, p. 117. doi : 10.1186/s40359-024- 01613-z. Consulté le 4 mai 2026.  

Statistique Canada, 2021.  Classification de cisgenre, transgenre et non binaire. [En ligne]  

Tokozani Sakala, S., et M.-J. Rossier-Bisaillon (2021). Groupe de travail provincial sur les problématiques du poids. Pour des communications saines sur les problématiques reliées au poids, [En ligne], Montréal, Association pour la santé publique du Québec | Coalition québécoise sur la problématique du poids, 28 p. [collectifvital.ca/files/P2-Enjeux_poids/Rapport_GTPPP.pdf] 

Voelker, D.K., Reel, J., Christy Greenleaf, C. (2015). Weight status and body image perceptions in adolescents: current perspectives, Adolescent Health, Medicine and Therapeutics 2015:6 149–158.  

Citation suggérée : Institut national de santé publique du Québec. (2026). L’Indicateur de santé publique : Satisfaction à l’égard de l’apparence corporelle chez les jeunes du secondaire. Institut national de santé publique du Québec. Consulté le [date].  

Date

Dernière mise à jour : 11 août 2026

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