Lunette climatique
Un outil pour une intégration transversale des changements climatiques en santé publique
Bienvenue dans la Lunette climatique, un outil de mobilisation interactif et clé en main pour les acteurs et actrices en santé publique!
Commencez par consulter le document Questions et réponses pour découvrir comment utiliser la Lunette climatique et en savoir plus sur sa conception. Vous y retrouverez également le glossaire ainsi que la liste des sigles et acronymes.
- Parcourez les fiches informatives à l’aide des menus déroulants ci-dessous pour explorer les liens entre les changements climatiques et la santé publique.
- Compilez vos réflexions dans la grille d'analyse pour identifier les opportunités de considérer les changements climatiques et l'équité dans vos pratiques professionnelles.
Bonne exploration!
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Alimentation et systèmes alimentaires,
Alimentation locale et systèmes alimentaires territoriaux
Mise en contexte
- Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec associe « manger local » à acheter des aliments produits ou préparés au Québec, une définition partagée par les grandes chaînes de supermarchés présentes au Québec1. D’autres considèrent aussi le nombre d’intermédiaires et favorisent notamment les circuits courts2. Le circuit court est un mode de commercialisation qui comprend la vente directe du producteur ou productrice à la personne consommatrice ou la vente indirecte qui ne comprend qu’un seul intermédiaire3. La définition de l’alimentation locale varie donc selon le contexte : elle peut être restreinte à une distance précise (p. ex. 150 km), référer à un territoire (p. ex. le Québec) ou référer à la proximité entre les acteurs et actrices (p. ex. nombre d’intermédiaires)1,2.
- Les systèmes alimentaires territoriaux sont des réseaux de collaboration qui regroupent un ensemble d’acteurs et actrices et d’activités liées à la production, à la transformation, à la distribution, à la consommation, à la gestion et à la valorisation des matières résiduelles4,5. Ils favorisent la concertation et la coconstruction, notamment entre les municipalités, l’industrie alimentaire, les instances publiques et la société civile4. Les objectifs des systèmes alimentaires territoriaux sont définis localement, mais ils incluent généralement les objectifs suivants : assurer un accès à une alimentation saine et durable pour toutes et tous, encourager une gouvernance collaborative, renforcer l’autonomie alimentaire territoriale et accélérer la transition socioécologique4.
- La production alimentaire inclut les activités liées à l’agriculture, à la pêche, à la chasse, à la trappe ou à la cueillette à des fins de transformation, de consommation ou de commercialisation6. Elle comprend l’autoproduction (individuelle, familiale, communautaire, etc.) et la production commerciale6.
- Les systèmes alimentaires territoriaux et la production locale d’aliments peuvent avoir de nombreuses répercussions en santé publique :
- Ils permettent de fournir des aliments sains, en cohérence avec les besoins sociaux et culturels des communautés7,8.
- Ils permettent de tisser des liens dans les communautés et les quartiers, notamment par les jardins collectifs ou communautaires ainsi que les activités de chasse et de cueillette4,9.
- Ils peuvent devenir un outil de transmission de connaissances, d’attitudes et d’habiletés facilitant la saine alimentation6,9.
- La production alimentaire concerne également la santé publique en ce qui a trait à la santé au travail, à l’utilisation de pesticides, à la qualité et la salubrité des aliments, à la santé des écosystèmes et à la qualité de l’eau, des sols et de l’air8,10.
Survol des liens avec les changements climatiques (CC)
- Comme plusieurs aliments consommés au Québec sont importés, les effets des CC sur les systèmes alimentaires ailleurs dans le monde auront également un impact sur la disponibilité des aliments dans la province10:
- Les différents aléas associés aux CC (tempêtes, inondations, sécheresses, etc.) ont un effet néfaste sur la productivité de certaines cultures et de certains élevages10,11.
- Un climat plus chaud pourrait favoriser les conditions favorables à certains organismes nuisibles (p. ex. plantes envahissantes, insectes ravageurs), ce qui augmenterait l’utilisation de pesticides et affecterait la salubrité des aliments10,11.
- Les événements météorologiques extrêmes (EME) peuvent causer des dommages aux infrastructures de transport, de distribution et d’entreposage des aliments et perturber les transports, l’approvisionnement en énergie et la disponibilité de la main-d’œuvre nécessaire pour la distribution alimentaire10.
- L’ensemble de ces bouleversements augmentera l’insécurité alimentaire en diminuant la disponibilité et la stabilité, et en augmentant les coûts10 (consulter la section « Accès aux aliments »).
- Les circuits courts et l’alimentation locale pourraient augmenter l’autonomie alimentaire et contribuer à rendre les communautés plus résilientes face aux crises, notamment celles liées aux CC. Les systèmes alimentaires territoriaux visent à accroître la capacité d’adaptation face aux CC en favorisant les collaborations entre les acteurs et actrices d’un même territoire4.
- Les CC entraînent de nombreuses conséquences sur la production alimentaire au Québec; ils pourraient nuire à certaines cultures et en favoriser d’autres12,13. L’offre d’aliments locaux est donc appelée à évoluer avec le climat. Par exemple, une saison chaude allongée pourrait permettre d’étendre la production de certaines cultures vers le Nord10–12. La production locale d’aliments et les systèmes alimentaires territoriaux devront aussi s’adapter à plusieurs défis :
- Les fortes précipitations peuvent non seulement détruire des récoltes, mais aussi entraîner l’érosion des sols et le ruissellement de surface et, par conséquent, modifier le transport des nutriments et des pesticides dans les sols. Cela peut ensuite affecter la qualité des sols, de l’eau et des aliments12,14,15.
- L’augmentation des températures et les changements dans les précipitations, liés aux CC, créent des conditions propices pour les ravageurs, les espèces envahissantes et les maladies affectant les cultures et les élevages10.
- La variabilité des températures au printemps et à l’automne, notamment les gelées tardives, pourrait stresser les végétaux comme les arbres fruitiers12.
- L’augmentation des températures peut nuire à la santé et au bien-être des animaux, ce qui peut réduire la productivité et causer des mortalités12.
- Les CC auront un impact sur les animaux sauvages, les poissons et les autres sources d’aliments traditionnels autochtones16. Les communautés autochtones situées au Nord seront particulièrement affectées par les changements de la faune et de la flore sur leur territoire, dont la disparition de certaines espèces16. De plus, les CC rendent les conditions météorologiques plus imprévisibles, ce qui rend les déplacements en nature et l’accès aux aliments traditionnels plus difficiles16. Les CC peuvent ainsi perturber la chasse, la pêche et la cueillette, ce qui accroît le besoin d’aliments ayant parcouru de plus longues distances, notamment dans les communautés autochtones et nordiques.
- Les travailleuses et travailleurs extérieurs en milieux agricoles sont particulièrement exposés aux risques climatiques, notamment ceux liés à la chaleur, aux rayons UV, aux allergènes, aux polluants et aux zoonoses11. Certains milieux de travail en industrie et en restauration augmentent l’exposition à la chaleur11. Les chaleurs accablantes augmentent le risque de blessure, de malaise, de maladie et diminuent la productivité11.
- Les CC pourraient perturber la chaîne du froid et nuire à la conservation et à la salubrité des aliments (consulter la section « Qualité et salubrité des aliments »).
- L’alimentation locale et les systèmes alimentaires territoriaux pourraient contribuer à réduire l’empreinte carbone liée à l’alimentation :
- Les systèmes alimentaires territoriaux pourraient théoriquement diminuer les GES liés à l’agriculture et à l’alimentation en améliorant les pratiques agricoles, en optimisant les transports et la conservation des aliments et en valorisant les matières résiduelles organiques4. Actuellement, le transport des aliments jusqu’aux commerces alimentaires représente le cinquième des émissions de gaz à effet de serre du secteur bioalimentaire au Québec17.
- Les impacts réels sur la diminution des GES sont cependant encore à documenter.
Quelques enjeux liés aux inégalités sociales de santé (ISS)
- La répartition des bénéfices et des fardeaux liés à nos systèmes alimentaires est inéquitable8. Par exemple :
- Certains ménages à faible revenu ressentiront plus fortement les impacts des CC, puisque ces derniers provoqueront une baisse de la disponibilité des aliments et une hausse des prix de vente8. Plusieurs groupes de la population sont davantage susceptibles d’avoir un accès limité aux aliments, notamment les ménages monoparentaux et ceux issus de l’immigration récente ainsi que les populations autochtones18.
- Certains producteurs et productrices pourraient voir leurs revenus diminuer ou devenir plus instables, particulièrement dans un contexte où la production alimentaire se voit affectée par les effets des CC11. L’insécurité financière peut accroître la détresse psychologique11.
- Certains emplois en production alimentaire sont précaires, notamment parce qu’ils exposent les travailleurs et travailleuses à des conditions de travail difficiles dans un contexte de climat en changement, en plus d’offrir une faible rémunération8. Les travailleuses et travailleurs étrangers temporaires sont particulièrement à risque8.
- Certaines communautés autochtones, particulièrement celles vivant dans les régions nordiques, seront fortement affectées par la perte de biodiversité et les risques sanitaires (consulter la section « Populations autochtones »)10.
Pistes d'action en santé publique
(P = provincial, RL = régional ou local)
Les professionnels et professionnelles en santé publique peuvent :
- soutenir le renforcement des systèmes alimentaires locaux et régionaux, y compris la production, l’accès, la consommation et la récupération des déchets, dans une perspective de durabilité4,19 (RL) :
- collaborer à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un ensemble de mesures intégrées permettant une offre alimentaire saine, abordable et durable, tout en favorisant l’autonomie et la sécurité alimentaire de la population, tout au long de la chaîne, allant de la production jusqu’à la gestion des déchets19 (P, RL);
- soutenir et accompagner le développement de systèmes alimentaires durables à l’échelle locale, territoriale et provinciale, notamment en s’impliquant dans les instances de gouvernances alimentaires locales et les différents plans d’aménagement liés à l’alimentation comme le Plan de développement d’une communauté nourricière (PDCN), le Plan de développement en zone agricole (PDZA) et le Plan d’agriculture urbaine (PAU)19–22 (P, RL);
- collaborer à l’élaboration de programmes incitatifs et de politiques qui favorisent l’approvisionnement local, la mise en marché de proximité et les circuits courts comme les Hub alimentaires (c.-à-d. des infrastructures supralocales permettant de centraliser plusieurs activités du système alimentaire territorial telles que l’entreposage, la transformation et la distribution)19 (P, RL);
- accompagner les réseaux de services de garde, scolaires et les autres institutions publiques vers une offre alimentaire saine et durable, notamment pour la mise à jour des politiques alimentaires avec des cibles et des indicateurs de durabilité, la révision des menus en privilégiant les aliments saisonniers, l’approvisionnement local, la gestion du gaspillage alimentaire et de la satisfaction de la clientèle, l’agriculture urbaine et le jardinage19 (P, RL);
- soutenir et accompagner des initiatives d’économie sociale (p. ex. ferme coopérative) visant à rendre accessible et à coût abordable des aliments sains, durables et locaux pour les personnes en situation de précarité économique19 (P, RL);
- collaborer en amont et en continu avec les partenaires des milieux municipaux dans la planification et la mise en œuvre de stratégies visant la protection des terres agricoles et des milieux naturels19 (RL);
- encourager une agriculture et des modes de production axés sur la santé des sols, des écosystèmes et à faibles émissions de GES19 (P, RL);
- faciliter les partenariats et les échanges avec les organisateurs et organisatrices communautaires qui collaborent avec les travailleurs et travailleuses agricoles ainsi que les travailleuses et travailleurs étrangers temporaires afin de mieux comprendre les besoins de ces derniers23 (P, RL);
- promouvoir et soutenir les bonnes pratiques pour prévenir les problèmes de santé découlant de l’exposition aux aléas pour les travailleurs et travailleuses (p. ex. les pauses dans des endroits plus frais, faciliter l’hydratation et l’accès aux services notamment pour les travailleuses et travailleurs étrangers temporaires)8 (RL).
- soutenir les initiatives liées à l’alimentation ayant de multiples bénéfices sur les plans de la culture, de la santé et de l’environnement19 (RL) :
- soutenir la réalisation des plans de communautés nourricières adoptés par les municipalités et les MRC19 (RL);
- promouvoir l’agriculture urbaine comme faisant partie de l’aménagement paysager résidentiel24 (P, RL);
- promouvoir auprès des partenaires les retombées associées à la mise en place de projets d’agroforesterie et de jardins communautaires ou collectifs sur les terrains municipaux vacants24 (RL);
- collaborer à des initiatives d’autonomie alimentaire favorables à la résilience des communautés en contexte de crise (p. ex. lutte contre les déserts alimentaires par la promotion d’un accès géographique équitable à des aliments nutritifs, locaux ou traditionnels, promotion du zonage agricole adapté à l’agriculture durable, jardins collectifs ou communautaires)19 (P, RL);
- collaborer et participer à des actions, selon les besoins identifiés par les Premières Nations et les Inuit, permettant d’atteindre et de maintenir une sécurité alimentaire, en améliorant, entre autres, l’accès aux aliments traditionnels19 (P, RL);
- sensibiliser la population au concept d’alimentation saine et durable, tel qu’il est défini dans le Guide alimentaire canadien, notamment sur les avantages d’une alimentation à base de plantes, les pratiques agricoles durables, l’alimentation locale et les achats locaux, tout en portant une attention particulière aux personnes en situation de précarité économique pour éviter d’accentuer les ISS19 (P, RL);
- soutenir l’élaboration et la mise en œuvre de programmes de développement des compétences alimentaires et culinaires, de cuisines collectives, de jardins communautaires ou collectifs chez la population, et d’éveil aux goûts chez les enfants en priorisant les aliments locaux et de saison19 (P, RL);
- soutenir des initiatives et des programmes enracinés dans différentes cultures (p. ex. les cultures autochtones) tels que des ateliers sur la conservation des semences, de l’apprentissage terrain, des cuisines communautaires et des programmes de jardinage19 (P, RL).
Considérations importantes
- Cobénéfices :
- Bien que les systèmes alimentaires territoriaux puissent entraîner de nombreux bénéfices sur les plans de la santé, de l’environnement et de l’économie, leurs impacts réels devront être documentés.
- Les systèmes alimentaires territoriaux visent à améliorer l’accessibilité et la qualité de l’offre alimentaire et s’articulent généralement autour de principes d’équité favorables à la réduction des inégalités sociales de santé4.
- Les systèmes alimentaires territoriaux visent à améliorer l’efficacité en optimisant et en mutualisant des ressources. Un des objectifs communs à la plupart des systèmes alimentaires territoriaux est d’assurer des conditions de travail et une rémunération équitable aux personnes qui travaillent notamment en production et en transformation alimentaire4.
- Les projets d’économie sociale (p. ex. les fermes coopératives, épiceries solidaires) peuvent engendrer d’autres retombées positives dans la communauté, comme l’inclusion sociale.
- Certaines activités de production alimentaire, comme les jardins communautaires, peuvent contribuer à soutenir la vie de quartier et renforcer les liens sociaux25. Elles favorisent aussi l’activité physique, la consommation de légumes et de fruits ainsi que la saine gestion du stress26.
- Levier :
- Les systèmes alimentaires territoriaux favorisent les interventions qui bénéficient à plusieurs acteurs et actrices de la société. Les coupons nourriciers (des bons d’achat pouvant être utilisés dans un ou des marchés) sont un exemple d’intervention qui pourrait être favorable à la santé et à la lutte contre l’insécurité alimentaire, en plus de soutenir les producteurs et productrices, les transformateurs et transformatrices ainsi que les commerces de proximité.
- Autres considérations :
- Tous les acteurs et actrices du système alimentaire n’ont pas les mêmes ressources. Dans une perspective de justice alimentaire, il importe notamment de réfléchir aux manières de prendre les décisions et à la répartition des risques et des avantages dans les systèmes alimentaires23.
- Les produits locaux ne sont pas toujours les produits qui ont l’empreinte carbone la plus faible. L’analyse de cycles de vie des aliments serait nécessaire pour évaluer l’empreinte carbone réelle des aliments27.
- La promotion de l’achat local peut être reprise par des entreprises pour promouvoir l’achat de produits locaux et ultratransformés. Les aliments locaux ne sont pas nécessairement meilleurs d’un point de vue nutritionnel (consulter la section « Alimentation végétale et peu transformée »). De plus, la provenance des ingrédients contenus dans les aliments transformés n’est pas toujours identifiable.
- Bien que les aliments locaux ne soient pas systématiquement plus chers, choisir des aliments locaux n’est pas à la portée de tous et toutes. Un ensemble d’actions concertées est nécessaire pour faciliter l’accès aux aliments locaux, sains et abordables, et ce, de façon équitable sur le territoire (consulter la section « Accès aux aliments »).
Idées de parties prenantes à impliquer
- Ministères et organismes concernés : MELCCFP, MEIE, MSSS, MFA, MAMH, CNESST, MEQ, MAPAQ, INSPQ, Santé Québec, etc.
- Organismes et collectifs liés à l’alimentation saine et durable, à la sécurité alimentaire, au secteur bioalimentaire et à l’environnement : conseils régionaux en environnement, Table québécoise sur la saine alimentation, Forum SAT, Tables intersectorielles régionales en saines habitudes de vie, Banques alimentaires du Québec, Table québécoise sur la saine alimentation, Regroupement des cuisines collectives du Québec, centres d’amitié autochtone, Centre d’innovation sociale en agriculture, Laboratoire sur l’agriculture urbaine, organismes de bassins versants, Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec, etc.
- Industries alimentaires (incluant les producteurs et productrices, les transformateurs et transformatrices ainsi que les distributeurs et distributrices) : Association des détaillants en alimentation du Québec, Association québécoise de la distribution des fruits et légumes, Association restauration Québec, Conseil de la transformation alimentaire du Québec, Union des producteurs agricoles, etc.
- Municipalités, MRC, communautés métropolitaines et communautés autochtones
- Regroupements citoyens et associations de quartier
- Ordre des diététistes-nutritionnistes du Québec
- Services alimentaires (notamment des milieux scolaires, éducatifs et de vie) : CPE, écoles, centres d’hébergement, etc.
Références
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- Lagueux-Beloin A. Meilleur impact sur le climat : tomate bio importée ou tomate en serre locale? Ça dépend. Scientifique en chef du Québec [En ligne]. 12 juillet 2021. Disponible : https://www.scientifique-en-chef.gouv.qc.ca/impact-recherche/meilleur-impact-sur-le-climat-tomate-bio-importee-ou-tomate-en-serre-locale-ca-depend/
La Lunette climatique a été financée par le gouvernement du Québec dans le cadre d’un mandat confié par le ministère de la Santé et des Services sociaux, visant à mettre en œuvre l’action Déployer une stratégie de mobilisation en changements climatiques – volet santé du Plan pour une économie verte 2030.