Lunette climatique

Un outil pour une intégration transversale des changements climatiques en santé publique

Bienvenue dans la Lunette climatique, un outil de mobilisation interactif et clé en main pour les acteurs et actrices en santé publique!

Commencez par consulter le document Questions et réponses pour découvrir comment utiliser la Lunette climatique et en savoir plus sur sa conception. Vous y retrouverez également le glossaire ainsi que la liste des sigles et acronymes.

  • Parcourez les fiches informatives à l’aide des menus déroulants ci-dessous pour explorer les liens entre les changements climatiques et la santé publique. 
  • Compilez vos réflexions dans la grille d'analyse pour identifier les opportunités de considérer les changements climatiques et l'équité dans vos pratiques professionnelles. 

Bonne exploration! 

Pour toute question, communiquez avec nous à : formations.cc@inspq.qc.ca.

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Milieux de vie,
Logement

Mise en contexte

  • Le logement est un déterminant majeur de la santé et de la qualité de vie, puisque les individus y passent une partie importante de leur vie1,2. Ses retombées sur la santé dépendent d’une multitude de caractéristiques se rapportant au logement lui-même et à l’environnement résidentiel dans lequel il se situe1,2. C’est le cas de :
    • la qualité : soit un logement sain, sécuritaire et confortable :
      • Un logement sain est doté des équipements et des services de base et est adapté au nombre de personnes qui y vivent1. Un environnement intérieur de qualité prévient les risques suivants :
        • L’exposition à la moisissure, notamment due à l’humidité ou des dommages causés par l’eau, peut causer l’irritation des yeux, du nez ou de la gorge, des symptômes allergiques ou de l’asthme1.
        • Les rongeurs et les insectes peuvent transporter des infections ou occasionner des démangeaisons et de l’anxiété1.
        • L’exposition à la fumée secondaire, au radon, au plomb, à l’amiante, aux produits chimiques dans l’environnement intérieur peut affecter la santé mentale et physique1.
      • Un logement sécuritaire sera aménagé pour prévenir notamment les chutes, les incendies, les intoxications au monoxyde de carbone et les blessures1. La configuration des escaliers, l’éclairage, les éléments extérieurs du logement peuvent influencer le risque de chute1. Les équipements de sécurité, tels que les détecteurs de fumée et les avertisseurs de monoxyde de carbone, peuvent réduire les risques liés aux incendies et aux intoxications au monoxyde de carbone1.
      • Un logement doit être confortable sur le plan thermique. Des températures trop chaudes ou trop froides peuvent entraîner des coups de chaleur, la déshydratation ou des problèmes cardiaques1. Le confort est aussi auditif. Le bruit peut causer des troubles du sommeil, des problèmes cardiovasculaires et des effets psychosociaux comme le dérangement1.
    • l’accès : rend possible à un logement répondant aux besoins du ménage :
      • L’accès varie, entre autres, selon divers facteurs, dont le coût, la discrimination, les barrières physiques, la disponibilité et la taille du ménage2. La discrimination peut être liée à plusieurs caractéristiques : origine ethnique, composition familiale, statut socio-économique, sexe, identité de genre, orientation sexuelle, âge, santé ou handicap, etc.3 Celle-ci pourrait potentiellement entraîner des répercussions sur la santé comme la détresse psychologique, la dépression et certaines complications périnatales3.
    • l’abordabilité : permet l’accès à un logement de qualité qui répond aux besoins prioritaires des ménages, sans pour autant compromettre la capacité de subvenir aux autres besoins de base;
    • la stabilité résidentielle : permet d’habiter, de façon stable, un logement abordable et de qualité4;
    • la localisation : par rapport aux services et aux équipements nécessaires aux activités quotidiennes ou la présence à proximité, ou non, de certaines caractéristiques ayant le potentiel de provoquer des effets néfastes sur la santé. Par exemple :  
      • La proximité aux transports collectifs, aux commerces, aux parcs, aux services de santé ou d’éducation augmente notamment les possibilités d’intégrer le transport actif, de pratiquer des activités de loisirs, en plus de favoriser la participation sociale et l’accès à une saine alimentation.
      • La proximité d’industries lourdes et des autoroutes près de son logement peut avoir des effets sur la qualité de l’air environnante et l’ambiance sonore qui se répercutent sur la santé (p. ex. le bruit peut perturber le sommeil).
    • la cohésion sociale : la capacité d’une société de conserver l’unité, l’harmonie et la solidarité entre les personnes malgré leurs différences;
    • la participation sociale : la capacité d’accomplir les activités quotidiennes, de jouer des rôles sociaux (p. ex. travailler) et de participer à des situations où se déroulent des interactions sociales;
    • la forme urbaine : la configuration d’une zone précise qui dépend de la densité, de la diversité, du design, de l’accessibilité aux destinations et des distances associées aux déplacements2.
  • Au Québec en 2022, plus de 200 000 ménages avaient des besoins impérieux en matière de logement, c’est-à-dire que leur logement était jugé non acceptable (selon trois critères : qualité, taille, abordabilité). De plus, ces ménages auraient à consacrer 30 % ou plus de leur revenu total brut s’ils payaient le loyer médian d’un autre logement acceptable dans leur collectivité5.
  • Au Québec, la demande pour un accès à un logement social et abordable est supérieure à l’offre disponible : plus de 50 000 ménages sont toujours inscrits sur une liste d’attente6 :
    • Le logement social est un logement public ou communautaire dont le loyer est fixé en fonction des revenus des ménages4. Cette stratégie gouvernementale vise à répondre aux besoins d’habitation des ménages à faible revenu, des personnes en situation de handicap qui requièrent des logements adaptés et à répondre aux besoins ponctuels des personnes vivant des situations sociales d’urgence4.
  • Les populations défavorisées sur le plan matériel et social sont les plus affectées par le manque d’accès, l’instabilité résidentielle, les localisations défavorables et les mauvaises conditions de logements7.
  • Les CC, les dynamiques migratoires et le vieillissement de la population sont des enjeux de santé publique dont il faut tenir compte dans les manières de rénover les logements ou de les concevoir afin qu’ils soient adaptés et résilients1,2.

Survol des liens avec les changements climatiques (CC)

  • Les aléas climatiques, dont les événements météorologiques extrêmes (EME) (feux de forêt, inondations, précipitations extrêmes, érosion côtière, dégel du pergélisol, etc.), peuvent affecter la qualité des logements, voire les abîmer ou même les détruire, entraînant des répercussions négatives sur la santé et le bien-être des populations8 :
    • Ces conséquences peuvent être immédiates (p. ex. blessures, décès, évacuations temporaires ou permanentes) ou à moyen terme (p. ex. troubles respiratoires dus aux moisissures après une inondation, qualité de l’air intérieur détériorée lors des épisodes de smog)8,9.
    • La qualité de l’air intérieur peut varier selon la qualité de l’air extérieur (p. ex. pollens allergènes, fumée des feux de forêt)10. La chaleur et l’humidité élevées peuvent également dégrader la qualité de l’air intérieur11 (consulter la section « Qualité de l’air intérieur »).
    • Les EME augmentent les risques sur la santé associés à un logement inadéquat9. Les personnes qui vivent dans un logement insalubre sont plus exposées aux risques sanitaires pendant les EME12. Les personnes habitant dans des maisons mobiles ou non résistantes aux intempéries sont plus à risque face aux CC9.
    • Parmi les aléas climatiques, les inondations constituent l’une des plus grandes menaces pour les logements au Canada13. Plusieurs logements sont toutefois situés en zone inondable10.
    • Les logements mal isolés peuvent aggraver les risques sanitaires liés aux vagues de chaleur14. La localisation du logement peut affecter l’exposition à la chaleur, être dans un îlot de chaleur, par exemple (température plus élevée observée dans certains milieux urbains comparativement aux zones rurales environnantes). Au contraire, la proximité à des parcs et à des piscines réduit les risques liés à la chaleur pour les personnes qui sont en mesure de s’y rendre14.
  • Plusieurs facteurs influencent la résilience des logements face aux aléas climatiques et aux EME :
    • L’étanchéité des logements influence la qualité de l’air intérieur en raison d’une réduction de la ventilation naturelle. Un bâtiment trop étanche peut toutefois augmenter l’exposition aux polluants de l’air intérieur10, d’où l’importance d’une ventilation adéquate pour diminuer l’exposition aux polluants ambiants (consulter la section « Qualité de l’air intérieur »).
    • Une isolation adéquate garde les logements chauds en hiver et frais en été, soutenant l’adaptation dans un contexte où les variations de température continueront de s’amplifier10.
    • L’imperméabilisation des fondations du bâtiment peut prévenir les risques associés aux inondations10.
    • La présence de végétation à proximité d’un bâtiment peut réduire la température ambiante, ce qui réduit l’exposition des bâtiments à la chaleur9.
  • Le secteur des bâtiments (dont les logements) contribue fortement aux émissions de GES en raison de :
    • l’énergie et des matériaux requis pour les construire15;
    • l’énergie requise pour les habiter (p. ex. chauffage, eau, climatisation, appareils), qui varient selon l’efficacité énergétique des bâtiments et des appareils ainsi que les habitudes de consommation des ménages15. De plus, les appareils de climatisation transfèrent de la chaleur du milieu intérieur vers le milieu extérieur, ce qui peut contribuer aux îlots de chaleur urbains16.
  • À l’inverse, les logements peuvent être conçus de manière à atténuer les CC, par une réduction des émissions de GES associés :
    • Une bonne isolation permet de réduire les besoins en énergie (p. ex. chauffage) et de réduire les émissions de GES10.
    • L’architecture et le design des bâtiments peuvent contribuer à l’atténuation des CC en considérant la forme, l’orientation, les matériaux, l’usage des espaces et l’intégration harmonieuse de la nature en milieu urbain pour en réduire l’empreinte carbone4,10,14.

Quelques enjeux liés aux inégalités sociales de santé (ISS)

  • Les obstacles à l’accès à un logement adapté aux CC peuvent être entrecoupés, cumulés ou renforcés avec d’autres facteurs de vulnérabilité climatique. En voici quelques exemples :
    • Les ménages à faible revenu vivent plus souvent dans des logements de moins bonne qualité et peu adaptés aux CC (p. ex. moins bien isolés, ventilés ou climatisés)10, ce qui les expose davantage aux impacts climatiques liés à la qualité de l’air intérieur. De plus, les personnes à faible revenu peuvent être plus sensibles face aux CC et possèdent généralement moins de ressources (p. ex. financières, matérielles, sociales) pour s’adapter, exacerbant les ISS auxquelles elles sont déjà confrontées8,10.
    • La discrimination en matière d’accès au logement peut obliger certains ménages à habiter un logement mal adapté ou un milieu caractérisé par un faible accès à certains services et infrastructures (p. ex. espaces verts, transport actif et collectif)7 qui pourraient faciliter une adaptation aux CC. Plusieurs des caractéristiques associées à la discrimination telles que le statut socio-économique, l’état de santé et le fait d’avoir une ou des incapacités, sont aussi associées à une plus grande vulnérabilité face aux CC.
    • Certaines communautés autochtones subissent les conséquences des CC de façon disproportionnée (consulter la section « Populations autochtones »), en plus d’être confrontées à plusieurs enjeux : prévalence élevée de maladies chroniques et troubles de santé mentale, pauvreté, mauvaises conditions de logements (p. ex. habitations surpeuplées, insalubres, inadaptées)17.
  • Certaines inégalités sociales affectent la capacité à pouvoir adapter son logement aux CC ou à pouvoir contribuer à l’atténuation des CC :
    • Certaines personnes locataires de leur logement ou qui occupent des logements multifamiliaux ont parfois peu de contrôle sur la température, sur l’humidité, sur l’aménagement ou sur la rénovation de leur logement, les exposant davantage aux impacts des CC et des contaminants environnementaux11.
    • Certaines personnes à faible revenu peuvent avoir davantage de difficulté à investir dans des mesures d’efficacité énergétique pour adapter leur logement ou dans des mesures d’adaptation individuelles (p. ex. assurances, achat d’un climatiseur, purificateur d’air), constituant un obstacle à l’adaptation climatique ayant le potentiel d’affecter leur santé10–12.

Pistes d’action en santé publique

(P = provincial, RL = régional ou local)

Les professionnels et professionnelles en santé publique peuvent :

  • favoriser l’accès universel à des logements abordables pour favoriser la résilience aux CC en amont :
    • Soutenir les initiatives des municipalités et des actrices et acteurs régionaux promouvant des logements de qualité et abordables : sensibilisation des citoyens et citoyennes, politique du logement, ajout ou modification de règlements municipaux, programme d’accompagnement ou de financement, développement de partenariat, etc.1 (P, RL).
    • Encourager et soutenir la diversification de l’offre de logement : financement de la construction de logements sociaux, mise en place de cadres réglementaires sur les logements sociaux, création de coopératives d’habitation, etc.7 (P, RL).
    • Soutenir l’application des outils d’aménagement du territoire pour favoriser l’abordabilité du logement7 (RL).
    • Encourager et soutenir les politiques et les partenaires offrant une protection ou un soutien aux personnes qui éprouvent de la difficulté à se loger (p. ex. les personnes en situation d’itinérance) ou à celles ayant un logement qui n’est pas ou plus adapté à leur besoin (p. ex. les personnes aînées ou les personnes avec des limitations fonctionnelles)7.
    • Soutenir les politiques publiques visant à améliorer l’accès au logement et à prévenir les pratiques discriminatoires7 (P, RL).
  • contribuer à documenter les caractéristiques du parc de logements et les besoins de la population :
    • Contribuer à documenter les caractéristiques du parc de logements et ses impacts sur la santé de la population pour identifier les actions préventives les plus efficaces et les plus prometteuses7 (P, RL).
    • Contribuer à documenter les besoins en logement de la population et estimer son adéquation avec les caractéristiques du parc de logements afin de contribuer à la planification d’une offre résidentielle saine et durable7 (P, RL).
  • encourager et soutenir l’offre des logements adaptés aux CC :
    • Encourager ou contribuer à l’identification des risques climatiques lors de la conception des nouvelles infrastructures (p. ex. zones inondables)18 (P, RL).
    • Soutenir les politiques publiques, les normes ou les règlements concernant la construction ou la rénovation des logements afin de les rendre résilients aux aléas climatiques (p. ex. matériaux résistants aux moisissures, toits blancs pour réduire les effets des îlots de chaleur, systèmes de ventilation et filtration, matériaux à albédo élevé)18 (P, RL).
    • Soutenir les meilleures pratiques en matière d’efficacité énergétique et de renouvellement de l’air intérieur7 (P, RL).
    • Promouvoir la rénovation des logements, notamment des logements sociaux, afin de favoriser leur efficacité énergétique18 (P, RL).
    • Encourager la participation citoyenne, notamment des locataires à faible revenu dans la conception des programmes de financement19 (P, RL).
  • sensibiliser la population aux pratiques visant à maintenir un logement sain et sécuritaire, particulièrement en contexte de CC7:
    • Sensibiliser le public (propriétaires et locataires) aux comportements individuels et aux habitudes favorables à la qualité du logement dans un contexte de santé publique et de changements climatiques (p. ex. contrôle de l’humidité, réduction des activités qui produisent des contaminants chimiques, entretien des systèmes de ventilation, de climatisation et de déshumidification, rénovations pour limiter les risques de dommage dans les zones à risque)1,7 (P, RL).
    • Promouvoir l’adoption de mesures d’adaptation au logement par les individus telles que les modifications possibles pour diminuer les risques liés aux aléas climatiques ou améliorer la résilience de leur logement (p. ex. la modification de systèmes mécaniques, électriques et de plomberie pour éviter qu’ils soient exposés aux inondations, l’installation d’un clapet antiretour pour empêcher les eaux pluviales de pénétrer, l’isolation du logement pour diminuer les besoins de climatisation et les coûts afférents), notamment par le biais de programmes ou des activités de sensibilisation10,18 (P, RL).
  • contribuer à l’aménagement de milieux de vie complets favorables à la lutte contre les CC en priorisant les milieux socio-économiquement défavorisés :
    • Collaborer à la révision de la planification des projets en aménagement du territoire aux échelles régionales et municipales de manière à promouvoir le transport actif et collectif, la réduction des îlots de chaleur et l’intégration de logements sociaux et abordables, notamment par la réalisation d’évaluations d’impact sur la santé (EIS)18 (RL).
    • Soutenir les initiatives de verdissement à proximité des milieux de vie qui favorisent leur résilience (p. ex. toits verts, choix des espèces végétales selon les besoins d’ombrage)7,14 (consulter la section « Espaces verts ») (RL).
    • Collaborer avec les partenaires dans la planification et la mise en œuvre de stratégies visant l’accès à des espaces verts à proximité des logements sociaux et communautaires18 (P, RL).
    • Encourager la conception et la rénovation de milieux favorisant l’activité physique et le transport actif (p. ex. espaces récréatifs ou stationnements à vélos dans les nouveaux immeubles à logement)1 (P, RL).
    • Soutenir les aménagements favorables aux transports actifs et collectifs7 (consulter la section « Transport et mobilité durable ») (RL).
  • soutenir la prévention, la préparation, l’intervention et le rétablissement liés aux aléas climatiques :
    • Soutenir et diffuser des cartographies liées à l’exposition aux aléas tels que les inondations et la chaleur (p. ex. zones inondables, îlot de chaleur urbain)18 (P, RL).
    • Soutenir la délimitation continue des zones à risque, basée sur des connaissances à jour, pour différents aléas climatiques (p. ex. inondation, érosion, feux de forêt, dégel du pergélisol, chaleur)18 (RL).
    • Soutenir la réglementation de zones à risque de subir les effets des CC (p. ex. règlements de zonage afin d’interdire la construction dans les zones côtières ou inondables)18 (P, RL).
    • Encourager les mesures de soutien lors d’événements météorologiques extrêmes (p. ex. hébergements d’urgence, halte fraîcheur) en tenant compte des besoins des populations plus à risque comme les personnes en situation d’itinérance20 (RL).
    • Diffuser de l’information et des recommandations concernant la remise en état des bâtiments ayant subi des conséquences climatiques (p. ex. élimination des matériaux contaminés après une inondation)10 (P, RL).

Considérations importantes

  • Cobénéfices :
    • Des logements adaptés et résilients aux CC auront des effets bénéfiques pour la santé physique et mentale des individus, la qualité de vie, le sentiment de sécurité et la cohésion sociale4.
    • Les milieux de vie complets favorisant la mixité des usages, une diversité de type d’habitation et des infrastructures de transports actifs sont favorables à l’adoption d’un mode de vie physiquement actif4 (consulter la section « Activité physique de loisirs »). Ces milieux de vie contribuent à la participation sociale et à la qualité de vie des communautés4.
  • Risques de maladaptation :
    • Combiner la climatisation à d’autres mesures de lutte contre la chaleur (p. ex. accès à des lieux publics climatisés, à des espaces verts et bleus, utilisation de matériaux réfléchissants, verdissement des milieux de vie) peut éviter la surutilisation de la climatisation et les coûts importants qui y sont associés8. Même si la climatisation est une mesure d’adaptation aux périodes de chaleur, son utilisation peut faire augmenter les températures extérieures en raison du rejet d’air chaud, particulièrement dans les milieux urbains à forte densité8.
    • Augmenter l’étanchéité des enveloppes des bâtiments peut contribuer parallèlement à l’emprisonnement de polluants à l’intérieur des logements. Une ventilation appropriée est nécessaire11 (consulter la section « Qualité de l’air intérieur »).
  • Autres considérations :
    • Peu de politiques climatiques actuelles en matière de logement tiennent compte des locataires, la plupart des programmes (p. ex. rénovations augmentant l’efficacité énergétique) s’adressent uniquement aux propriétaires19. Le pouvoir d’agir des locataires est plus limité et les exclure de ces politiques peut augmenter leur risque face à la chaleur et accroître les inégalités19.
    • Les rénovations peuvent notamment engendrer une augmentation du coût des loyers19.

Ressources complémentaires

  • Le projet « Construire avec le climat» propose des fiches de bonnes pratiques dans la planification et la mise en œuvre des projets de densification verte.

Idées de parties prenantes à impliquer

  • Ministères et organismes concernés : MELCCFP, MAMH, MSSS, MSP, INSPQ, Santé Québec, Régie du bâtiment du Québec, Société d’habitation du Québec, Urgence-santé, Hydro-Québec, etc.
  • Ouranos
  • Municipalité, MRC, communautés métropolitaines et communautés autochtones
  • Comités de logement, associations de propriétaires, office municipal d’habitation, etc.
  • Organismes œuvrant en logement et en aménagement du territoire : coopératives, organismes à but sans lucratif (p. ex. Vivre en ville), groupes de ressources techniques, offices d’habitation, organismes communautaires, Réseau québécois des organismes sans but lucratif d’habitation (RQOH)

Références

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  3. O’Neill S. La discrimination en matière de logement [En ligne]. Québec, Canada : Institut national de santé publique du Québec; 2025. Disponible : https://www.inspq.qc.ca/publications/3689
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  6. Institut de la statistique du Québec [En ligne]. Québec, Canada : Institut de la statistique du Québec; 2024. Portrait des logements sociaux et abordables au Québec. Disponible : https://statistique.quebec.ca/fr/communique/portrait-logements-sociaux-et-abordables-quebec
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  8. Gosselin P, Campagna C, Demers-Bouffard D, Qutob S, Flannigan M. Aléas naturels. Dans La santé des Canadiens et des Canadiennes dans un climat en changement : faire progresser nos connaissances pour agir (Dans P. Berry et R. Schnitter [éd.]) [En ligne]. Canada : Gouvernement du Canada; 2022. Disponible : https://changingclimate.ca/health-in-a-changing-climate/fr/
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  19. Simard L. L’équité envers les locataires dans les politiques climatiques [En ligne]. Québec, Canada : Labo Équité Climat; 2025. Disponible : https://www.ouranos.ca/sites/default/files/2025-02/710700_Labo_Equite_Climat-Locataires-Chaleur-Rapport_Final_20250129.pdf
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Dernière mise à jour :
Plan pour une économie verte

La Lunette climatique a été financée par le gouvernement du Québec dans le cadre d’un mandat confié par le ministère de la Santé et des Services sociaux, visant à mettre en œuvre l’action Déployer une stratégie de mobilisation en changements climatiques – volet santé du Plan pour une économie verte 2030.